Archives de avril 24th, 2012
En mars dernier, le magazine TVGuide a demandé à un panel de définir ce qu’est la télévision sociale. Environ 40% des participants ne savaient pas quoi répondre. 60% ont proposé une définition, parmi lesquelles celle-ci : « Another stupid marketing term for how people have always watched TV. »
Et pourtant, tapez « social TV » dans Google et vous obtiendrez 1000 pages de résultats, sans doute parce que l’expression a atteint le statut d’expression-valise, est devenue une catch-all phrase qui contient tous les espoirs de revitalisation d’une industrie bousculée par le vent du changement numérique. Aujourd’hui, social TV sert à englober tout ce qui est en train de se tramer et de se développer autour du médium de la télévision qui, faut-il le rappeler, a été l’une des innovations technologiques et culturelles majeures du 20e siècle et est encore aujourd’hui le seul média en mesure de rejoindre des auditoires de masse.
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Dans le roman de science-fiction « The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy », l’histoire des origines du monde est racontée ainsi : il était une fois une race hyper-intelligente qui construisit un ordinateur chargé de calculer la réponse à la question ultime de la vie, de l’univers et de tout le reste (Life, the Universe and Everything).
L’ordinateur mit sept millions et demi d’années à trouver une réponse qui laissa les chercheurs perplexes :
-«C’est tout ce que t’as à nous montrer au bout de sept millions et demi d’années de boulot ?
- J’ai vérifié très soigneusement, répondit l’ordinateur, et c’est incontestablement la réponse exacte. Je crois que le problème, pour être tout à fait franc avec vous, est que vous n’avez jamais vraiment su quelle était la question. »[1]
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Un jardin privé, une jungle ou une cité moderne?
En août 2010, le magazine Wired avait jeté un pavé dans la mare en publiant un dossier spécial qui prenait radicalement position : The Web is dead. Long live the Internet.
Pour sur-simplifier, résumons l’argument de Chris Anderson ainsi : les applications mobiles, si séduisantes, faciles d’accès et d’utilisation pour les usagers, tellement plus simples à monétiser pour les entrepreneurs, existent en dehors de l’architecture du Web ouvert, accessible par navigateur. Anderson en concluait que, logique capitaliste aidant, « the Web is not the culmination of the digital revolution ». (Cela dit, il ne prédisait pas sa mort, mais plutôt sa marginalisation dans l’écosystème numérique.)
